Découverte d'un morceau de France au milieu du pacifique....
21 Juin, nous débarquons à Nouméa, incapable de s’adresser aux gens correctement en Français, nos structures de phrases se font à l’envers…Voilà maintenant qu’on nous parle en Francs (1000 Francs pacifiques calédoniens = 8.38€). Quelques brochures en main et direction l’hôtel des environs le moins cher. Une douche chaude, un lit mais l’électricité retrouvée, les habitudes reviennent vite puisque c’est à 2h du mat que l’on se couche…pas très raisonnable en considérant notre état de fatigue ! Et le best, un ptit dej chocolat chaud, vrai pain et viennoiseries …hum ça sent bon la France tout ça ! Home sweet home ! On enfourche la 206 qu’on loue ce matin et c’est parti pour une semaine de folie ! Mais que se passe t-il ? tous nos repères sont en vrac, de quel côté on prend la route ? depuis quand il faut rétrograder avec cette petite manette quand on freine ? les ronds points sont à l’envers ici ou quoi ? Allez, concentration maximum, ACDC à fond les ballons et déjà des montagnes se dessinent à perte de vue…petite intuition…on va se plaire ici ! Ouai ben on déchante rapidement puisque notre visite à l’agence Qantas n’est pas concluante…en gros nous voilà bloqué au paradis pour plus d’un mois, les avions Sydney-Los Angeles étant blindés ! Nous n’en sommes donc pas encore au dernier acte ! On va bien rebondir mais comment ? boulot ? Logement ? Argent ? encore un coup de massue, on se faisait une joie de rentrer mais il en est autrement ! La matière grise est sollicitée, ça fuse la haut, on retourne les solutions possibles dans tous les sens… Avec ce billet tour du monde la seule action envisageable est d’avancer ou de reculer un vol ! Impossible biensur de changer une destination…bon ben pas la peine de se torturer on est en nouvelle Calédonie et le problème sera le même dans quelques jours…Bien décidé à profiter de cette semaine sur l’île (découverte en 1774 par James Cook alors que son vaisseau « resolution » se dirigeait vers la Nouvelle Zelande), nous filons vers le Nord par la côte Ouest. L’archipel est connu comme l’île à l’éternel printemps, le temps est doux et changeant entre soleil écrasant, rafale de vent et grosse pluie ! 1ère nuit de camping sauvage à Tomo où nous jetons la tente à 3 mètres de l’océan…la nuit est courte (pas de matelas !) rythmée par le chant des coqs, le gloussement des dindons se baladant autour de la tente et le bruit des poissons qui sautent et replongent lourdement dans l’eau. Puis direction Bourail pour une petite rando sur la côte escarpée menant à la baie des tortues, magnifique plage cernée par une forêt de pins. Ce soir nous dormons dans un camping avec douche froide…2 tentes squattent déjà cet endroit abandonné et non entretenu hors saison touristique. 1 arrêt à Voh où nous empruntons le sentier menant au point de vue sur le fameux « cœur de Voh ». Forme dessinée par la nature dans la mangrove et immortalisée par Yann Arthus Bertrand dans son livre « la terre vue du ciel ». La ballade est agréable et offre un dénivelé sympathique mais malheureusement, on ne peut que l’imaginer, on n’a pas pris assez de hauteur, pour cela il faudrait y aller en ULM. Tant pis, en voiture pour rejoindre Poum et Tiabet tout au Nord à la recherche des plages de sable blanc. Mais ici les plages sont caillouteuses, la côte sauvage et la mer houleuse…notre imaginaire en prend un coup ! Et oui bien que l’île possède le plus grand lagon du monde (24000km2) entourée par une barrière de corail de 1600km nous sommes loin de ce qu’on pensait ! Non la Nouvelle Calédonie ne se résume pas aux plages de sable blanc et à la mer turquoise…d’ailleurs on peine à trouver ces endroits…c’est donc dans la brousse au milieu des sommets que nous prenons notre 1ère claque au dessus des nuages ! Nous découvrons la somptueuse chaîne centrale qui traverse tout l’archipel (point culminant à 1629 mètres). Encore des montagnes qui se perdent dans la brume, décorées de forêts verdoyantes : pins, palmiers, manguiers, fougères, bambous et fleurs colorées ! Nous traversons alors l’île pour rallier l’Est par une superbe route bordée de montagnes aux couleurs rose. On passe les villages de Ouega, Puebo et de nombreux hameaux où les Kanaks, extrêmement accueillants nous offrent de larges sourires et signes de main. Malgré tout on ressent la fragilité de la situation politique…Les habitations entre petites maisons bétonnées et huttes aux toits de branches de palmier forment d’étranges villages ! Les locaux sortis de la brousse débarquent sur la route, coupe-coupe à la main et les nombreux chiens errant regardent passivement la petite 206 s’éloigner. Encore une fois la nuit tombe, il est grandement temps de poser la tente ! Un centre aéré en plein air, quelques tables couvertes, la plage…ça à l’air sympa ici ! Le bruit des vagues nous bercent et c’est avec le lever du soleil face à la mer que nous découvrons ce somptueux décor entre fleurs sauvages, palmiers plantés dans le sable et montagnes s’élevant dans les nuages. Petite lessive et glande au bord de l’eau…à nouveau la baignade est dangereuse, un habitant nous à prévenu hier que les requins remontent même jusque dans les embouchures. Le mer étant trouble, à notre grand regret on évite la trempette ! Après 10 mois de voyage c’est ici que nous devons faire face aux moustiques les plus coriaces…ils sont mastocs et nos boutons aussi ! Grattage et flingage de moustiques deviennent nos activités principales…Sur la côte Ouest, un ptit café pris dans un boui boui nous permet enfin d’atterrir sur une de ces plages immaculée…mer claire et cocotiers puis la route se poursuit haut dans les montagnes avec encore cette atmosphère mystique, sombre et embrumée. Nécessité d’emprunter une barge gratuite pour traverser la rivière et plus loin les flancs sont attaqués par les pelleteuses pour l’extraction du nickel (une des principale richesse de l’ile). Nous débarquons à Canala où nous sommes très bien reçu au point information jeunesse. On en profite pour filer sur internet faire le point sur les vols possibles afin de rallier notre chez nous…Peut être une possibilité de vols à des prix abordables pour Paris, mais il faudra attendre l’ouverture des bureaux lundi…d’ici là…nombreux changements possibles ! Le chemin qui se poursuit vers le Sud nous a été formellement déconseillé par 3 personnes successives dont des locaux, nous ne tenterons donc pas le diable cette fois ! Pas de passage à Nakaty et Thyo, lieux apparemment peu fréquentables (la route qui y mène est une route à horaire ; possibilité d’y circuler dans un seul sens en fonction des heures !). On regagne donc la côte Ouest jusqu’à Foa ou nous nous engouffrons dans un chemin limite praticable pour planter la tente sur l’herbe au pied du sable et de la mangrove. Manque de bol la pluie s’y met et l’apothéose c’est la gastro…et oui le poulet aux épices acheté sur le bord de la route et mangé en 2 jours nous torture les intestins…folklorique donc entre besoins pressants, vent violent, pluies diluviennes, rationnent du PQ, boue, nuit noire et bruits étranges…bref le retour à la nature…en tout cas la chiasse en pleine brousse c’est la loose ! Après cette nuit qui nous a bien laminée, on rassemble notre énergie pour faire un ptit bout de route jusqu’à Dumbéa. On apprend que les chemins par lesquels nous sommes passés la veille sont fermés et impraticables à cause des pluies…on a eu du bol de pouvoir se sortir de notre petit chemin de terre ! Ce soir, ayant grandement besoin d’un douche chaude et sur les conseils d’une nana sympas rencontrée dans le boui boui de la côte Est nous abandonnons le camping sauvage pour le camping à la ferme ! Tables et chaises de fortunes sous un abris en bois, jardins luxuriants, coqs et poules qui gambadent, matériels de récupe, joyeux bordel dans un esprit simple…et le must la douche chaude à l’air libre ! Se décrasser en regardant les montagnes et la forêt…le pied ! et surtout des TOILETTES…
Commentaires sur cet article sophie trop cool merci, dommage kil soit en NZ en ce moment... on reviendra...
fabrice recherche mon pote, thomas gauduel sur noumea et appelle le. je lui ai laissé un message sur facebook, sinon sert toi de ma connexion facebook fabgaudet@laposte.net avec le mot de passe traditionnel, et voit si tu peut le joindre
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